. Satanath Records

Reviews: SAT289

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The creative fires of the French band Helioss continue to burn as bright as their namesake. Three years after their third album Antumbra, they now return with a new full-length, Devenir Le Soleil, set for release on April 23rd by their new labels Satanth Records and Mourning Light Records. Once again, Helioss mastermind Nicolas Muller is at the helm, joined again by vocalist D.M., but this time also aided by an extravagant array of guest performers, as well as by a live drummer — the very talented Mikko Koskinen (Nullentropy, The Lifted Veil, Proscription).

 

Musically, Helioss continue to embroider their strongly evocative music with classical orchestration, black metal, death metal, and progressive instrumental flourishes, and today, accompanied by a lyric video, we present a richly textured and kaleidoscopic track that displays all these ingredients in changing shades of darkness and blazing brilliance. Its name is “La Lèpre Des Hommes“.

 

The song turns into quite an extravagant and thrilling trip, but it begins with mystic crystalline guitars joined by the deep gritty tones of throat singing, creating an atmosphere both ethereal and ominous. But then the guitars begin to feverishly skitter and dart, accompanied by cavernous growls and methodical percussive body blows. As the chorus arrives, the riffing and the symphonic keyboards swirl and soar, and the voice rockets into screams.

 

As the song continues to progress, the guitars jab and the drumming hammers, and a beautifully fluid and soulful guitar solo adds to the music’s feeling of glorious brightness. But that turns out to be the prelude to an even more ravishing experience — an accelerated crescendo of pulsing bass, acrobatic drumming, and scintillating fretwork. The song maintains its fiery propulsiveness, with both the voices and all instruments layered to create a bewitching whirl of frenetic, pulse-driving sound — with a brief interlude that recalls the song’s haunted opening.

 

 

 

We mentioned that Devenir Le Soleil includes the participation of a significant number of guests, in addition to drummer Mikko Koskinen, and they are as follows:

 

Elisabeth Muller – violin

Count D (Seide) – vocals

Frederic Gervais (Orakle, Cor Serpenti) – vocals

Aline Boussaroque (Përl) – vocals

Romaric Lamare (Malkavian, Damage Done) – vocals

Sam Pillay (Point Mort) – vocals

Aurelien Fouet-Barak (Assent, Human Vacuum) – percussion

Raphael Verguin (Psygnosis, Spectrale, Rïcïnn) – cello

Simon C. (Athĕrĭa Conscĭentĭa, Nullentropy) – alto saxophon

Julien Simon (writer & editor, Page42.org) – lyrics on “Devenir le Soleil”

 

The album was mixed and mastered by Frederic Gervais at Studio Henosis. The releasing labels recommend it for fans of FLESHGOD APOCALYPSE, ABIGAIL WILLIAMS, SEPTICFLESH, DIMMU BORGIR, ANOREXIA NERVOSA, THE PROJECT HATE MCMXCIX, CARACH ANGREN, MIRRORTHRONE, EX DEO and KALISIA. The artwork is by Nicolas Muller.

 

https://www.nocleansinging.com/2020/03/16/an-ncs-video-premiere-helioss-la-lepre-des-hommes/

 

 

Helioss est un groupe français de Black/Death Symphonique fondé en 2009 par Nicolas Muller.

Un EP (Confessions, 2010) et trois albums plus tard (The Forthcoming Darkness en 2012, One With The Sun en 2015 et Antumbra en 2017), voici le nouvel opus intitulé Devenir le Soleil.

Petite info, Helioss est un projet studio, des concerts ne sont donc pas à l'ordre du jour.

 

Le line-up de base se compose de DM (chant) et Nicolas Muller (guitare, basse, programmation).

 

De nombreux invités sont présents sur l'album :

 

- Mikko Koskinen (The Lifted Veil, batterie) ;

- Elisabeth Muller (violon) ;

- Count D. (Seide, chant) ;

- Frédéric Gervais (Orakle, Cor Serpenti, Sa Main ; chant) ;

- Aline Boussaroque (Përl, chant) ;

- Romaric Lamare (Malkavian, Damage Done ; chant) ;

- Sam Pillay (Point Mort, chant) ;

- Aurelien Fouet-Barak (Assent, Human Vacuum ; percussions) ;

- Raphael Verguin (Psygnosis, Spectrale, Rïcïnn ; violoncelle) ;

- Simon C. (Æthĕrĭa Conscĭentĭa, Nullentropy ; saxophone) ;

- Julien Simon (paroles du titre Devenir Le Soleil).

 

Ajoutons que le superbe artwork est l'oeuvre de Nicolas et que c'est Frédéric qui s'est chargé du mixage et du mastering de l'album.

 

Si j'ai un regret aujourd'hui, c'est de ne pas avoir continué à suivre Helioss après The Forthcoming Darkness et Devenir le Soleil est une piqure de rappel... une énorme piqure de rappel !

Car oui, je commencerai par une constatation si vous le voulez bien : j'écoute Devenir Le Soleil tous les jours, sans aucune lassitude et toujours avec la même passion.

En fait, il me semble inutile de tourner autour du pot : Devenir Le Soleil est une tuerie, une pièce maîtresse du style ; cet album est riche, puissant, mélodique et est doté d'une production remarquable, absolument idéale pour une musique aussi imposante et variée.

 

 

 

Les trois premiers morceaux nous plongent dans ce style que j'adore, un Black/Death Metal mélodique gorgé d'éléments heavy, sympho ou néo-classiques, alternant tempi speed ou plus mesurés ainsi qu'une alternance chant black / chant death. Je trouve que ...Et Dieu Se Tut incarne, dans l'approche, une tendance un peu plus tournée vers le black mélodique tandis que A Wall Of Certainty s'avère plus heavy/death, enfin The End Of The Empire propose un boulot assez poussé sur la guitare lead et des incursions plutôt prog.

 

Poussant plus loin l'approche mélodico/sympho lors de son ouverture, Let The World Forget Me apporte ensuite des éléments lorgnant sur le Doom Sympho ou le Prog et peut parfois évoquer Dimmu Borgir. Le solo de guitare est admirable (ce sera une constante sur l'album). Ce qui me donne l'occasion d'indiquer que techniquement, on est sur du haut niveau.

Singularity est le titre le plus direct de l'album (le plus court aussi), il est rentre-dedans quasiment de bout en bout, mais cela ne l'empêche pas de nous proposer, dans son dernier tiers, un excellent passage instrumental où claviers, violon et violoncelle sont en osmose.

Ce n'est pas avec An Endless Stream ou La Lèpre Des Hommes (et son ouverture atmosphérique) que l'on va diminuer la pression, toujours aussi varié voire imprévisible, on sent qu'indéniablement Helioss a beaucoup à dire et qu'il le fait bien, sans longueur et en demeurant toujours cohérent lorsqu'il s'agit d'imbriquer les styles.

 

On ne peut pas s'arrêter en si bon chemin, c'est ainsi qu'Helioss poursuit sa quête de la perfection et de la diversité musicale en nous offrant une pièce de vingt-quatre minutes divisée en cinq parties, avec la participation de cinq vocalistes différents, impliquant nombre de variations vocales mais aussi instrumentales.

 

On démarre en douceur avec les claviers puis on part sur du black mélodique bien percutant, sans trop de fioritures. Des vocaux parlés s'invitent (on pense un peu à Bal-Sagoth), le violon et un chant clair également puis, introduit par le piano, c'est sur fond de guitare acoustique et d'une mélodie sombre que le chant féminin intervient, on a une évolution profondément différente de tout ce qui précède... évidemment, lorsqu'on part vers des horizons plus agressifs, le chant suit dans cette optique. Retour du piano puis sur un tempo lent, on a un chant extrême ou clair, une mélodie orientale est introduite, Helioss n'est vraiment pas avare en changements d'ambiances sur cette compo, n'oubliant pas les incursions prog et les aspects sympho. Le chant peut également se faire hardcore, le saxophone participe à l'aventure, le piano met un point final à l'aventure... preuve est faite que la formation ne s'impose strictement aucune limite.

Si c'est au sein de ce titre que les passages les plus torturés sont élaborés, on retiendra en particulier l'incroyable diversité des atmosphères.

 

C'est avec l'instrumental Now... Shine! que nous prenons congé, il évolue dans une veine plutôt doomesque sur une bonne partie et nous donne l'occasion de découvrir d'autres ambiances, notamment avec un bon solo de guitare puis avec le violoncelle qui prend le pouvoir jusqu'à la fin du titre.

 

 

 

Que dire en définitive ?

Que cet album fait partie de ce que j'ai entendu de mieux dans le genre depuis un moment ? Que la richesse des compositions est telle que les écoutes ne peuvent qu'être nombreuses ? Que l'interprétation et la production sont impressionnantes ? A toutes ces questions, le OUI est de rigueur.

 

Je suis franchement impressionné par cette maîtrise, cette maturité, et ce à tous les niveaux. Indéniablement, avec Devenir le Soleil, nul doute qu'Helioss ne peut que se diriger vers les sommets.

C'est ainsi que je vous recommande de vous précipiter sur ce grand cru 2020 !

 

https://www.auxportesdumetal.com/reviews/Helioss/helioss-devenirlesoleil.html

Studio project, HELIOSS, was created by Nicolas Muller in 2010. His intent was to include many guests artists and sounds including baroque and orchestral bits. "Devinir le soleil" is their fifth release, bringing to fruition pieces of past works, and was recorded between January and November 2018. This French, melodic, black/death band packs a powerful punch with deep vocals. All in all it flows well, the rifts are incredible as well as the orchestral and baroque parts tantalize the eardrums. "Devinir le soleil" was produced superbly, like a well-oiled machine all parts fit just where they are supposed to.

 

“…Et Dieu se Tut" - This is a song that dives right into its heavy currents. Swept away by powerful vocal prowess, that deep and pleasant voice that makes this song so amazing. Not to mention the speed plucking on guitar. This song rock your socks right off.  "The End of the Empire" - Face melting guitar rifts! Scorching the darkness in your soul. Illuminating the magic of melody. With screaming voices that relinquish anguish to the void. "Let the World Forget Me" - Epic melodic sounds, married to the haunting depth of the darkness inside. As the beat picks up the vocals become richer. This is angst defined.

 

"An Endless Stream" - A name that is reminiscent of what runs underneath the rainbow bridge. The rainbow bridge, I had to see someone across that bridge not too long ago. A music man, one who was as obsessed with music as I am. My boyfriend, may he rest peacefully. The title of this song made me think of that. And the melodic touches in the song sing perfectly to the pain it envelopes. Some music speaks your soul, when you have no words. "Devinir le soleil" - Beautiful and soft orchestra open my heart to the aching melody. Peaceful and calm, flowing with the aching rivers in my heart. Then, it reaches a climax and the guitar and vocals hit hard. Vocals with such depth.

 

This has been a great album to review. One that I knew I liked the moment I started playing it, which isn't the case for all albums I review. Therefore, Id define this as easy listening as it flows so well. The cover art is worth checking out too. I will include a picture of it at the top of this page. As well as a link to one of my favorite song on the album. Check it out. The melodic part is lush beauty. And not to forget, HELIOSS sent a lyrics package along with their promos. So few bands do, and it is one of the things I appreciate most. It helps me rate the songs when I have the lyrics as well. Thanks for that HELIOSS!

 

http://www.metal-temple.com/site/catalogues/entry/reviews/cd_3/h_2/helioss-devinir-le.htm

 

 

Screen of review.

 

https://www.dargedik.com/2020/05/helioss-devenir-le-soleil-2020-resena.html

 

 

Helioss  are  a  band  from  France  that  has  had  music  reviewed  before  in  this  zine  and  on  this  recording  plays a  very  melodic,  progressive  and  symphonic  mixture  of  black  and  death  metal  and  this  is  a  review  of  their  2020  album  "Devenir  Le  Soliel"  which  was  released  as  a  joint  effort  between  Satanath  and  Mourning  Light  Records.

 

  A  very  fast  and  melodic  sound  starts  off  the  album  along  with  a  great  amount  of  blast  beats  while symphonic  elements  are  also  mixed  into  the  heavier  sections  of  the  music.  Vocals  also  bring  in  a  mixture  of  death  metal  growls  and  black  metal  screams  as  well  as the  solos  and  leads  also  adding  in  a  lot  of  melody.

 

  Throughout  the  recording  you  can  also  hear  a  decent  mixture  of  slow,  mid  paced  and  fast  parts  while  spoken  word  parts  can  also  be  heard  on  a  few  tracks.  The  music  also  brings  in  a  great  amount  of  prog  metal  elements  along  with  some  of  the  tracks  also  being  very  long  and  epic  in  length.

 

  One  track  also  introduces  stringed  instruments  onto  the  recording  along  with  all  of  the  drum  beats  being  programmed.  A  lot  of  the  solos  and  leads  also  add  in  touches  of  the  neo-classical  and  shred  style  and  as  the  album  progresses  clean  playing  and  melodic  male  and  female  vocals  can  also  be  heard  briefly  as  well  as  the  synths  adding  in  a  small  amount  of  psychedelic  influences  and  the  album  closes  with  an  instrumental.  The  production  sounds  very  professional  while  the  lyrics  are  written  in  a  mixture  of  French  and  English  and  cover  dark  and  scientific  themes.

 

  In  my  opinion  this  is  another  great  sounding  recording  form  Helioss  and  if  you  are a  fan  of  melodic,  symphonic  and  progressive  black  and  death  metal,  you  should  check  out  this  album. 

 

http://darkdoomgrinddeath.blogspot.com/2020/04/heliossdevenir-le-soleilsatanath.html

 

 

Liegt es daran, dass HELIOSS ihr Dasein als reines Studioprojekt von Nicolas Muller fristen und deshalb bisher kaum wahrgenommen wurden? Oder daran, dass die ersten drei Veröffentlichungen selbstproduzierte Werke waren? Immerhin gibt es HELIOSS seit 2009 und ein Jahr nach der Gründung erschien die EP "Confessions", auf die - inklusive "Devenir Le Soleil" - vier mit Gastmusikern eingespielte Vollalben folgten. Den Gesang bestreitet seit dem 2015er Album "One With The Sun" DM, der aktuell auch einer ganzen Reihe anderer Bands seine Stimme leiht. Egal. Was auch immer HELIOSS bisher unter dem Radar hat fliegen lassen: An der Musik liegt es nicht.

 

Denn verortet sind HELIOSS im Extreme Metal, an dessen Grundgerüst aus Black und Death Metal weitere stilistische Elemente rütteln. Seien es da vom Hard Core inspirierte Zornesausbrüche mit Stakkato-Salven ('A Wall Of Certainty'), volatile Wave-Momente samt lässigem Saxofon ('Singularity'), kontraststarke, leichte als auch epische Melodien, bei denen mir COR SCORPI in den Sinn kommen. Die Tasten trumpfen nur gelegentlich, aber auch dann nicht allzu stark auf und üben ihre Wirkung eher sanft unterstreichend aus. Doch egal, was sich da unter Wucht, Aggression, Epik, Sanftheit und energetische Quecksilbrigkeit mischt, HELIOSS machen aus dem Vielerlei eine Einheit ohne Sperrigkeiten. Selbst dann, wenn sie ihre Bandbreite noch erweitern wie im vierundzwanzig Minuten langen Titeltrack, der das Gros der Gastmusiker beschäftigt (Auflistung siehe unten). Neben melodiös-majestätisch kreisenden Melodien, zuweilen mit scharfen Kanten finden orientalische Melodik als auch traurige Celloklänge ihre Nischen und vokal erweitern HELIOSS um melancholischen, chansonartiger Gesang und einmal sogar um kurz aufblitzende SOLEFALD'sche Überspanntheit. All das sind wesentliche Akzente, die den über dem ganzen Album thronenden volltönenden Growls von DM einen passenden Rahmen, eine lebhafte Kulisse bieten und den Kosmos von "Devenir Le Soleil" strahlen lassen, in dem das vierminütige instrumentale Outro 'Now... Shine !' einen letzten und selbstbewussten Glanzpunkt setzt.

 

Kurz gesagt: Auf "Devenir Le Soleil" fusionieren packende Melodien mit Schwärze, Aggression, Kraft, Geschwindigkeit mit einem Hauch Exzentrik, auf dass einem die Songs mit Leichtigkeit nur so um die Ohren fliegen. Und damit haben mich HELIOSS eiskalt erwischt.

 

https://www.bleeding4metal.de/index.php?show=review_de&id=11476

 

Prendre l’accent belge. « Les oies! Le troupeau de moutons ! L’omelette des Titans avec huit douzaines d’œufs ! Le banc de poissons ! Le bœuf, tu vas voir ça fond dans la bouche ! La vache, les veaux, parce que séparer les familles, ça il faut pas faire hein, la montagne de caviar, gros grain ! Le chameau, c’est drôlement farci ! Avant de passer à la suite, l’éléphant aux olives ! » Vous vous sentez l’appétit d’Obélix ? Vous allez en avoir pour votre argent!

 

Comme aurait dit Michel « Evil Butcher » Fugain : c’est la fête ! Le quatrième travail d’Helioss, le projet black-death français du sieur Nicolas Muller, est définitivement placé sous l’auspice de l’opulence. Tel le cuisinier des Douze travaux d’Astérix, Nicolas, acoquiné de D.M, chanteur attitré depuis trois albums maintenant, met les petits plats dans les grands et sort un album énorme. Très dense. Trop dense ? C’est peut-être le seul bémol que l’on pourra trouver à Devenir le soleil: si l’on veut s’offrir l’œuvre d’un seul coup, on affronte le plat de résistance qu’est le titre éponyme un peu entamé par la profusion de riffs, changements de rythmes et idées qui parsèment les sept morceaux précédant le moment fort -vingt-quatre minutes de foisonnement- de l’album. Riffs effrénés, shred endiablé, Helioss déroule sa belle mécanique désormais parfaitement rodée. DM growle sur fond néoclassique et rythmiques à fond les ballons. Le projet Frenchie n’est cependant pas dans la redondance puisque certaines nouveautés sont au programme : la touche française, présente dès The Forthcoming Darkness, mais très significative depuis One With the Sun, s’étoffe encore via Devenir le soleil, et s’accompagne d’une orientalisation des saveurs. Des psalmodies arabes de "… Et Dieu se tut" aux violoncelles « tziganes » de "Singularity" rappelant - fortuitement - Thy Catafalque, en passant par les râles tibétains de l’inquiétant "La lèpre des hommes", Helioss nous fait plus voyager qu’à l’accoutumée.

 

Du coup, à la versatilité habituelle du projet, s’ajoute une ambiance spéciale, francophone et inquiétante, que l’internationalisation des sonorités rend romanesque. L’extraordinaire "A Wall of Certainty", efficace en diable et surprenant par ses accents thrash-crossover prononcés - quels chœurs étonnants ! - n’est qu’une (belle) exception à l’orientation générale d’une œuvre stimulant l’imaginaire, tout en restant éprouvante pour la nuque de l’auditeur. La frénésie de l’œuvre n’est cependant que le prélude au titre éponyme, l’effort le plus abouti du groupe, conçu comme un récit fantastique, chanté et raconté en français. Le travail effectué sur les voix, qui narrent successivement l'histoire, n’a d’égal que l’enchaînement sans fin de riffs, solos et interludes divers et variés. DM s’y voit épaulé de cinq comparses chanteurs qui apportent une palette d’intonation, timbres et scansions rarement atteinte dans notre microcosme métallique. A tomber par terre. A noter que pour les lyrics de ce titre, Nicolas a compté sur l'apport de Julien Simon, auteur aux multiples facettes. L’œuvre colossale s’achève sur un instrumental de bon goût, "Now… Shine!", où l’incontournable Raphaël Verguin - présent sur l’ensemble de la production de France et de Navarre tellement il est actif ! - accompagne Nicolas dans cet au revoir un brin mélancolique. Au revoir, mais pas adieu, tant Devenir le soleil possède un goût de revenez-y.

 

 

 

« Vous en reprendrez bien une petite lichette ? Ce n’est fait qu’avec des bons produits, ça ne peut pas faire de mal ! » Nicolas, l’un des meilleurs chefs français, décroche sa troisième étoile avec un Devenir le soleil époustouflant de quantité et de qualité. Prenez-votre temps, on n’est pas au McDo ! Assimiler la richesse de l’œuvre ne se fait pas en un jour, mais le jeu en vaut la chandelle. Helioss étoffe encore une discographie qui, pour l’instant, n’est peuplée que de pièces essentielles. Chapeau !

 

http://www.leseternels.net/chronique.aspx?id=18314